Jazz A Vienne – Melody Gardot – Live Report

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Pluie d’étoiles bleutées au-dessus des yeux éblouis
La beauté d’un spectacle qui jamais ne tombera dans l’oubli
D’Istanbul à Vienne, un Blues familier chante-t-elle sur scène.

Dans une traînée de lumière Gardot arrive au devant de son imposant piano à queue, au milieu de ses fidèles musiciens. Parmi eux comptent le violoncelliste arménien Artyom Manukyan, le batteur américain Charles Staab, le guitariste Mitchell Long et  le contrebassiste Sam Minaie à qui est accordé une place centrale dans la configuration du groupe.

Avec glam et classe elle laisse échapper les mélodies les plus suaves qui ont fait son succès durant ces 10 dernières années.

D’humeur rieuse, et parfois d’un ton ironique, elle se confie en intimité avec son public, énumère les anecdotes, en prélude d’un air onirique, sublimé par le remarquable jeu de lumière sur la scène. Un jeu de lumière qui rappelle un ciel dans tous ses états, de l’aube (Morning Sun) au creux de la nuit (If The Stars Were Mine) ; un jeu de lumière qui évoque l’Amour dans tous ses états (du fleur bleu, au rouge passionnel, aux couleurs pourpres).

Pour la présentation de son album Live in Europe sorti en février 2018, compilation de ses plus beaux arrangements live des titres emblématiques de la chanteuse, Gardot a offert un spectacle empli de surprises.

Pour ce 29 juin 2018, elle choisit des titres “jamais joué en live”dont Deep Within The Corner Of My Mind. Pour l’occasion, un quartet à cordes l’accompagne avec élégance,. L’orchestration sublime les émotions ressenties dans cette oeuvre.

Introduit au moment d’interpréter Our Love Is Easy, la présence du quartet renvoie des images nostalgiques à l’auteure-compositrice, lorsqu’elle a joué au milieu d’un orchestre de 72 musiciens dans le passé.

L’artiste ne fait jamais de reprises, à moins que ce soit un titre qu’il ne la touche sincèrement, c’est donc avec cœur qu’elle étonne avec son arrangement de Goodbye par Chet Baker.

Elle termine sa set list avec La Chanson des Vieux Amants de Jacques Brel, en guise de déclaration d’amour à la chanson française pour laquelle elle voue tant d’admiration.

De même, inspirée de son quotidien dans les métros parisiens, elle s’éprend de la même admiration pour les gitans et leur amour inconditionnel de la musique ; d’où une version manouche de son classique Les Etoiles.

En somme un spectacle poétique, et d’une grande musicalité, assurément.

 

 

Crédits Photographie : EYM

 

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