Le bijou «I don’t fit» de Victor Solf décrypté

Le bijou «I don’t fit» de Victor Solf décrypté

« Un voyage émotionnel qui nous emmène dans un pays merveilleux aux couleurs infinies et d’une beauté renversante ». On ne peut penser phrase plus juste pour décrire l’artiste et la chanson dont nous allons parler.

Victor Solf est un ancien membre du célèbre duo Her, qui célébrait la féminité et a rendu sa juste gloire à la soul music. Maintenant en solo suite au drame qui a emporté Carpentier, second membre de Her, il s’allie avec des musiciens qui comme lui, réalise la dure tâche d’allier classique et contemporain afin de réaliser des diamants bruts.

C’est le cas avec son dernier single, I don’t fit, sorti le 17 février.

L’instrumentale nous fait songer à l’univers électro rétro de Daft Punk, célèbre duo qui a par ailleurs annoncé récemment sa séparation, et aussi à la soul d’Aretha Franklin. Une touche de gospel est présente également.  Etonnant mais combo gagnant car nous sommes sous le charme. Ajouté à sa voix profonde, envoutante et sensuelle qui nous emporte dans un voyage émotionnel merveilleux et qui nous fait appuyer sur le bouton « on repeat », on ne veut plus rien entendre d’autres que ce son angélique.

Le titre I don’t fit est très significatif, représentant une volonté de s’intégrer dans un groupe ou dans la société actuelle, mais n’y parvenant pas.

« tryna change again », l’artiste fait des efforts et en a déjà fait auparavant, mais il n’y parvient pas.

« Can you hear my heart break in thousand pieces », une phrase qui résume le clip en son entièreté, de par la présence de la voiture qui symbolise un cœur qui bat plus ou moins vite et d’autre part avec la vitre qu’on voit se briser en mille morceaux.

« it feels like an earthquake ». Le changement est effrayant et difficile, il peut arriver de façon très inattendu et peut également faire beaucoup de dégâts, comme un tremblement de terre, c’est une très bonne comparaison faite par Victor Solf.

« don’t fade », vouloir faire partie d’un groupe peut provoquer la ressemblance et ainsi le manque d’originalité, et on peut « s’effacer » et se perdre en faisant ceci.

Le fait qu’à la toute fin l’artiste termine par répéter le titre du single prouve qu’il veut s’émanciper et être soi-même, puisque de toute façon il « ne s’intègre pas ».

Camille Laval

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