Retour Sur Opéra Underground – Hearing Things Au Péristyle de L’Opéra de Lyon (Live Report)

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“What’s that sound?”

Lyon invite New-York et son jazz psychédélique des années 50. Matt Bauder, saxophoniste et compositeur new‑yorkais, prend place sur la scène du Péristyle, pour la 3e fois consécutive ce 21 juillet 2018.

Il nous apprend que son groupe est initialement un trio, composé d’un orgue, d’un saxophone ténor et d’une batterie. L’organiste-claviériste est de plus équipé d’un moog pour jouer les notes basses. Cependant, pour cette édition spéciale, le trio devient quartet avec la présence d’une guitariste.

Tous les 4 jouent une musique festive qui prête au rire et aux pas de danses à l’improviste. Chaque instrument tient son rôle. Le batteur, s’emploie dans un jeu tant fougueux qu’impétueux, qui sert à l’interprétation de leur titre Temperature Hot. La guitare reprend au fil d’une progression psychédélique dont la signature sonore rappelle quelques influences des musiques rock des années 60.

Hearing Things défend son répertoire de composition originales, et fait découvrir au public Selfish, dont l’introduction laisse toute la place au saxophone. Matt Bauder explore avec une impressionnante dextérité toutes les capacités sonores de son instrument, à tel point que c’en devient surréaliste. Il parvient enfin à contrebalancer l’atmosphère soudainement pour que s’élève une suave mélodie.

Une sensation de douceur et un sentiment d’élégance gagnent le public. Plus on progresse, plus les choses sonnent romantiques, avec ce nouveau titre : Hotel Present. Les gens se surprennent enfin à danser, et Bauder en est ému.

Plus tard au cours du festival, notamment en août, l’organisation du Péristyle changera la disposition de la salle, légèrement, de sorte que les gens se sentent davantage à l’aise pour danser spontanément. Ce qui fut le cas le 3 août, pour l’un des set du groupe afro-funk, Supergombo. Jamais le Péristyle n’eut été aussi enflammé auparavant.

Hearing Things terminent leur set avec leur single, Tortuga, dont le style rappelle l’époque de Henry Mancini et de sa Pink Panther. Par ailleurs, le quartet compte aussi des oeuvres de Mancini dans leur répertoire, chose peu étonnante, au vu de la culture musicale du leader du groupe.

En effet, Matt Bauder est très impliqué dans de multiples contextes qui vont du jazz, à l’avant‑garde et au rock. Il a collaboré avec des musiciens aussi différents que Arcade Fire, Roscoe Mitchell, Jovanotti, Fred Anderson et Iron and Wine. Par ailleurs, cinéphile et écrivant sa musique telle une bande son pour film, Bauder connaît très bien la formation de Big Lazy, aussi invitée cette saison au Péristyle.

 

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