Nuits de Fourvière 2017 – Nuit Blues : Leyla McCalla Trio (Live Report)

La croisée des cultures, le récit de l’Histoire,

La Musique lui sert de miroir

Pour apprécier le reflet de son identité métissée,

Avec joie de vivre le Blues créole, elle continue de chanter, elle continue de partager.

Pour le début de cette célébration du Blues aux Nuits de Fourvière, ce mercredi 19 Juillet, la jeune violoncelliste et banjoïste Leyla McCalla est la première à faire (re)découvrir une culture propre à la Nouvelle Orléans, et à ses teintes créoles.

“La dernière fois qu’on a joué c’était devant 100 personnes dans un petit théâtre et ce soir c’est ici”, déclare avec émerveillement et humilité Leyla McCalla, en s’adressant aux plus de 4000 personnes présentes dans le public du Grand Théâtre de Fourvière.

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Accompagnée de Bria Bonet au violon alto et de Daniel Tremblay au banjo et à la guitare, McCalla ramène au goût du jour la tradition du string band, populaire dans les années 1920-1930, le tout dans une saveur créole.

Ce soir, le public fut témoin de fameux phénomène de créolisation de la culture musicale occidentale avec le Blues, avec le chant créole de la violoncelliste haïtienne.

Elle ouvre le bal avec son single, A Day For The Hunter, A Day For The Prey, titre éponyme de son second album. Un titre qui appelle à la réflexion, à la spiritualité et surtout à l’histoire des ancêtres haïtiens de McCalla, les paroles faisant allusion au sort incertain de son peuple en exil aux Etats Unis pendant le XXe siècle.

Fidèle à ses racines, elle sait plonger son public dans sa culture avec des titres tels que Les Plats Sont Tous Mis Sur La Table, qui relatent entre autres choses le quotidien difficile (“Où je v’aller pour trouver un job, à rien faire? Où je v’aller pour trouver
les plats tous mis sur la table?”). Le son du triangle de Daniel Tremblay et les paroles authentiques évoquent avec poésie sa précieuse Folk créole et cajun.

Son interaction continue avec l’audience, entre-coupée de fous rires, rend l‘approche du spectacle encore plus intime, bien que les gradins comptent plus de 4000 personnes.

Prenant le temps de présenter presque chaque titre, elle fait voyager tout Fourvière au coeur de Haïti, notamment le long de  Salangadou, chanson douce et mélancholique, chantée en canon avec Bria Bonet, ou encore son titre Latibonit extrait de son premir album déjà métissé Vari-colored Songs.
Latibonit, d’après les propos de Leyla McCalla, fait référence à la place la plus fertile à Haïti, mais relate cependant une mauvaise récolte. C’est les paroles en créole se traduisent par “le Soleil est malade”, “enterrer le Soleil”.

Ce fut un concert avec de belles surprises, dont l’apparition de Raphaël Imbert, saxophoniste musicologue, sur la scène. Son jeu sut sublimer les harmonies des cordes et apporter une toute nouvelle dimension au Blues et à la Folk de Leyla McCalla.

Rapherl Imert leyla McCalla

Enfin parmi les surprises, elle nous annonce aussi qu’elle prépare son troisième album actuellement. Pour l’occasion, elle a interprêté une nouvelle chanson au ton dénonciateur envers Donald Trump: Money Is King ; le titre parle de lui-même.

Un très beau début de tournée Européenne pour la belle McCalla.

Retrouvez ses prochaines dates en Espagne, République Tchèque et autres sur sa page Facebook.

Crédits Photographies : E Ÿ M

 

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