Opéra Underground – Festival Péristyle, Les Concerts Coups de Coeur De La Programmation 2019

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Le Festival du Péristyle a lieu cette année du 6 juin au 20 juillet sous les arcades de l’Opéra de Lyon, avec 39 concerts et 15 groupes invités.

Musiciens de tous bords, de Tokyo à New-York en passant par Bamako, Lyon ou Bogota, ils ont en commun un profond attachement aux traditions musicales qui les ont nourris, allié à un besoin de les réinventer.

Depuis 2018, le Festival du Péristyle est une programmation de l’Opera Underground, une nouvelle approche qui reflète le monde et ses musiques à travers des concerts à l’Amphithéâtre mais aussi dans la Grande Salle, sous le Péristyle en été ou encore aux Muses. Festival du Péristyle Du 6 juin au 20 juillet 2019 Concerts du lundi au samedi à partir de 19h

Suite à la conférence de presse tenue aux Muses de l’Opéra de Lyon, ce mercredi 15 mai, la rédaction a retenu 4 concerts coups de coeur à ne pas manquer pendant cette programmation signée Olivier Conan.

 

COISA FINA – du 27 au 29 Juin
Big Band brésilien, en partenariat avec Jazz à Vienne

Le jazz a eu très tôt une grande influence sur beaucoup de musiques brésiliennes, la bossa nova en particulier, mais également sur le choro ou la samba. Il en résulte une longue tradition du big band avec des musiques aux confluences du jazz américain et des styles régionaux. Coisa Fina s’inscrit dans cette tradition.

Créé en 2006, le groupe est spécialisé dans la diffusion de compositeurs brésiliens souvent à la limite du jazz, de la pop, et des musiques qui proviennent des folklores locaux.

Fort de ses treize musiciens, le groupe se permet des arrangements élaborés au service de thèmes souvent popularisés par des artistes tels que Sergio Mendes ou Vinicius de Moraes.

 

OLIVIER MANCHON pour Orchestre de Chambre Miniatures – du 1er au 3 Juillet
Miniatures musicales
En partenariat avec Jazz à Vienne

La musique que le violoniste et compositeur Olivier Manchon écrit pour OCM est à la fois riche, précise et lyrique. Violoniste de formation jazz et classique, Manchon semble tout aussi influencé par le groupe des Six et Chostakovitch que par Gil Evans ou Van Dyke Parks.

En intégrant les clarinettes et saxophones de John Ellis à un ensemble de cordes de facture presque classique, Manchon réussit à allier toutes les facettes de son imaginaire musical tout en gardant un esprit de légèreté que l’on trouvait déjà dans ses arrangements pour Sufjan Stevens, My Brightest Diamond ou Clare and the Reasons.

Le premier disque de l’orchestre – simplement intitulé Volume 1 – avait été accueilli par une presse enthousiaste, dont Popmatters qui avait qualifié l’album de « chef d’oeuvre dont on attend la suite avec impatience. »

 

MICHAEL WINOGRAD & The Honorable Mentshin, du 4 au 6 Juillet
New York klezmer

Musique des Shtetls – les ghettos juifs d’Europe de l’Est – le klezmer s’est surtout codifié à New York, au moment des grandes vagues d’immigrations européennes.

Les musiciens d’expression yiddish ont adapté les folklores de communautés allant de la Moldavie à la Turquie ou l’Ukraine, utilisant le format du big band swing ou des petites formations de jazz, avec comme héros, des clarinettistes virtuoses tels que Naftule Brandwein et Dave Tarras.

Ghettoïsée de nouveau dans les années 50 et 60, où elle devient objet de dérision de la part des enfants d’immigrés, il faut attendre les années 70 pour un premier revival puis les années 90, pour des relectures plus radicales du genre – avec, entre autres, les expérimentations de John Zorn ou David Krakauer.

Redevenu aujourd’hui une partie noble du patrimoine musical new-yorkais, Michael Winograd représente peut-être l’âge adulte du klezmer. Clarinettiste, arrangeur de talent, Winograd est à la fois une encyclopédie du genre, et un novateur qui n’a besoin ni de choquer ni de déconstruire à outrance pour prouver sa modernité.

Son klezmer a hérité et du sens de la virtuosité et de celui des arrangements d’un Dave Tarras, sans pour cela oublier les 70 ans d’histoires musicales qui ont suivi (Winograd a collaboré avec Vulfpeck et Sandaraa). Avec ses honorable Mentshn, il offre une musique festive, complexe, ludique, sans un brin de nostalgie mal placée.

 

AJATE, du 15 au 17 Juillet
AfroBeat japonais

Si le Nigeria n’a pas de frontière physique avec le Japon, les 10 musiciens d’Ajate ont su créer un lien spirituel entre les Orishas africaines et le Ohayashi – la musique de festival japonaise dont la tradition remonte au XVIIe siècle.

Ajate utilise des instruments traditionnels japonais tels que le Jahte – un xylophone en bambou qui n’est pas sans rappeler le balafon, ou le Shimedaiko, qui ressemble, lui, au talking drum. Et pour affirmer les liens entre les deux cultures, le groupe fabrique également ses propres instruments (en bambou, bien sûr) inspirés par le guembri, le n’goni et le shamisen.

Les concerts de Ajate ne s’apparentent pourtant pas à des rituels ésotériques mais bien à des concerts festifs où les non-initiés dansent sans se soucier de savoir si Lagos est un quartier de Tokyo – ou vice versa.

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