Nuits de Fourvière – IAM Version Symphonique – Live Report

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“L’encre coule, le sang se répand, la feuille buvard
Absorbe l’émotion, sac d’images dans ma mémoire”
Si Demain C’est Loin, “Le temps qui passe” n’efface pas la beauté du verbe
Et les poètes de Masilia, “[avancent] forts de [leurs] expériences passées et [sourient]”
La satisfaction d’accomplir leur légendre, d’écrire leur saga.

IAM, aka les “Imperial Asiatic Men”, aka, les “Indépendantistes Autonomes Marseillais”, aka, “Le temps qui passe”, demeure solide sur ses bases de 1990.

Plus de 20 ans de carrière célébrées dans “l’un des plus beaux festivals de France” comme l’a souligné Akhenaton lors de leur concert aux Nuits de Fourvières, ce 14 Juin 2018.

Pour ce concert anniversaire, il s’agissait d’une représentation unique : IAM version symphonique, avec l’intervention de l’Orchestre du conservatoire (CRR), dirigé par Christophe Julien, compositeur de musique de films, nominé 13 fois au César 2018, dont meilleure musique originale, pour le film Au Revoir, Là Haut.

Le groupe et la production sont parvenus à offrir au public un spectacle d’exception combinant la prestance acoustique de l’ensemble des violons, violoncelles, cuivres et percussions, à une remarquable expérience visuelle.

La scénographie est tout à fait différente de ce que le Théâtre Romain a pu connaître en 2013, en effet.

Les DJ partagent non seulement la scène avec les étudiants du Conservatoire, mais aussi avec deux écrans géants lesquels emportent tout l’auditoire lyonnais tantôt dans les rues de Marseille tantôt dans un décor aux couleurs galactiques.

Ajouté à ceci, les 4 MC occupent l’espace de manière si synchrone et symétrique, le concert semble prendre des allures de battle de dance (non pas à l’abri de furtifs mouvements de locking et autres jeux de jambes) plus que de rap par moments : c’est une pure soirée hip-hop.

Les jeux de lumière accentuent l’imagerie léchée des graphismes qu’affichent ces écrans géants. C’est ainsi que les titres les plus touchants du répertoire d’IAM sont ainsi sublimés, comme Nés Sous La Même Etoile :

Spectacle de surprises, c’est la première fois que l’on  voit un chef d’orchestre tourner le dos à ses musiciens pour jouer de la mandoline. Une mise en scène très recherchée, qui sert l’interprétation pour Sad Hill (références aux ambiances western).

Faisant fi des éventuels aléas techniques, le groupe enchaîne les hits, danse gaiement le Mia, retombe en enfance en jouant avec de vrais sabres Star Wars et termine l’histoire sur le même banc en se disant encore une fois que “Demain C’est Loin”.

Un condensé d’énergie, et une célébration pour les anciens du rap français (qui ont inspiré les rappeurs d’aujourd’hui, y compris Sexion D’Assaut à l’époque – Danse le Mia/Wati By Night) et les générations assagies  des années 80.

 

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