Arnaud Fradin & His Roots Combo – La Mémoire Du Blues Encore Vivace

Telle une prière vers les cieux 

S’élève encore la note bleue. 

Vibrent le corps et l’âme, vibrent les cordes de guitare et contrebasse.

Sonne la voix claire et tonne la caisse claire au rythme de melancholiques battements de coeur.

La mémoire du Blues, vivace demeure.

Considéré depuis 20 ans comme la référence Européenne du Blues, Arnaud Fradin revient, en parallèle de  son honorable formation Malted Milk, avec son Roots Combo.

Fidèle à la culture afro-américaine, son nouvel album est très clairement un nouvel hommage aux combinaisons d’instruments qui a permis au blues roots de faire son entrée dans la sphère orchestrale le siècle passé.

Ce 10 Novembre 2017 sortait ainsi le premier album de Adrien & His Roots Combo, album de reprises entierement dedié aux racines afro-américaines.

Le titre même de l’album, Steady Rollin Man  annonce sa démarche avec la référence à Robert Johnson, I’m A Steady Rollin Man.

Fradin continue de remettre au goût du jour un héritage vieux des années 1930.

Dans cet album, il honore la memoire du Blues tout et se réapproprie son langage.

C’est ainsi qu’il réinterprète le titre I Can’t Judge Nobody de Smokey Smothers de manière plus suave et moins cinglante. Son jeu à la guitare y est plus lisse, et l’ajout d’une voix feminine en back apporte une nouvelle suggestivité. Cette réinterprétation s’oppose à l’approche plus abrupte de l’originale.

Cependant l’ajout de l’harmonica résonne avec ce côté plus fougueux de l’originale.

A l’inverse, le titre Big Mama’s Door y est joué sur un tempo légèrement plus soutenu et une entrée en matière plus directe que celle plus connue d’Alvin Youngblood Hart.

Avec ces subtiles différences d’interprétation, Fradin fait à nouveau honneur à l’héritage afro-américain.

Avec son album, Arnaud Fradin & His Roots Combo ravivent et rajeunissent la culture Blues à laquelle il reste somme toute très fidèle.

Le Blues originel, devenu universel, vit encore.

L’un des exemples les plus parlants et probablement le chef d’oeuvre de cette collection est le titre Hard Time Killin Floor Blues, de Skip James.

Cette oeuvre a été reprise plus tôt par Chris Thomas King (récompensé de Grammy Award et Country Music Awards, et apparaissant dans le film “O Brother, Where Art Thou”).

Fradin l’interprète à la perfection en y relevant toutes les émotions de solitude, détresse et tristesse… 

Cet album est un nouveau voyage dans le temps, une nouvelle connexion aux racines comme le souhaitaient les anciens de la Music Maker Blues Fondation (Alabama Slim, Robert FinleyComo Mamas)

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