Barbara Pravi – Être Femme Dans La Fleur De L’Âge

S’émerveiller de la voir fleurir, s’inquiéter de la voir flétrir,

La jeunesse est telle cette fleur aux couleurs éclatantes que l’on ne sait comment conserver.

On ne naît pas femme, on le devient, or une fois dans la fleur de l’âge, comment cultiver sa féminité ?

Les années petite fille étaient douces comme du nectar, mais face à l’incertitude des saisons à venir, vaudrait-il mieux ne Pas Grandir ?

Barbara Pravi se pose encore à la question. Ce mois de juillet 2017, elle dévoile le single « Pas grandir », accompagné de la vidéo qu’elle a elle-même réalisée.

Le titre  précède la sortie d’un premier album très autobiographique qui s’intitulera « Déda, Sarah et les autres… ». L’album sera un univers partagé entre sonorités pop actuelle et texte fidèle à la poésie des grands de la Variété Française.

Au cours du montage c’est une Barbara curieuse de la vie que l’on voit évoluer au milieu de livres de séances de chant, depuis la petite enfance, aux prémices de l’âge adulte, en passant par les turbulentes étapes de l’adolescence. Frustrations et désillusions se font sentir dans sa voix.

Sur une production electro-pop de Jules Jaconelli, Pravi écrit des mots forts de sincérités et qui résultent d’une prise de conscience sur sa propre vie, d’une part, et sur la condition féminine même, d’autre part.

Qu’il s’agisse des ambitions professionnelles, des rôles dans le couple, le statut de la femme a toujours eu besoin de se forger une place légitime et d’évoluer dans la société, ou dans une communauté, ou encore dans une industrie (musicale – Chilla est un bon exemple, pour avoir argumenter la place de la femme dans le Hip Hop.)

La phrase de Simone de Beauvoir résonne fort, bien qu’implicitement, au travers de son poème (“On ne naît pas femme, on le devient”).

Autant d’éléments qui ont pu inspiré Barbara Pravi pour le couplet qui suit :

« J’vois bien que quand on est une femme, il faut tout accepter, obéir à plus fort que soi et puis tout encaisser ».

Elle conclut : « Être une femme c’est trop compliqué, j’aimerais continuer de rêver ».

Ce n’est pas la première fois que la voix de Barbara Pravi reflète de la sorte la conscience d’une petite fille.

La dernière fois, c’est l’âme de Heidi qui retentissait au fil des harmonies, pour la bande-son du film HEIDI:

D’autres ont pu la découvrir dans le spectacle musical Un été 44.

Elle y interprétait avec prestance « Seulement connu de Dieu », le poignant requiem de Claude Lemesle et Charles Aznavour pour les âmes tombées au combat.

Cette interprétation magistrale et riche en émotions a vu naître le prodige Pravi.

Valéry Zeitoun, producteur du spectacle, fameux dénicheur de talents, fait même en sorte que le rôle de Solange soit réécrit au plus proche de la personnalité de Barbara Pravi. Il devient son manageur.

En 2014, elle fait la rencontre artistique de sa vie : Jules Jaconelli, jeune compositeur et arrangeur, avec une âme de directeur artistique. C’est ensemble que l’auteur-interprète et son binôme passent la porte étroite du monde de la musique.

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