Sweet Witness – Un Pur Vent De Fraîcheur Pour Le Gospel (Interview)

 

Point de blues du Dimanche soir, tant que brille cette petite flamme dans le noir

Point de vague à l’âme ni de chagrin, tant que résonne avec émoi ce refrain,

Point d’aigreur ni de tristesse, tant que le coeur chante encore son allégresse :

“Oh Happy Day”, répètent en choeur tels des anges les Sweet Witness.

Les Sweet Witness, groupe de Gospel composé de 10 chanteurs, et 7 musiciens, est un concentré d’émotions apaisantes et de positivité.

Leurs harmonies, pleines de douceur et de couleur, communiquent avec sourire un sentiment guérison et un regain d’espoir et de Foi en la Vie.

Ce collectif apporte un vent de fraîcheur et de modernisme au Gospel, directement inspiré du Gospel Américain, très groovy, plus urbain : le Nu Gospel.

Composé de  Béatrice Dubo, Emilie Saint-Louis, Lisa Obée Cassy Drane-Reyno, Kristaa Williams, Laura Seneron Héritanjona Razakarivony, Pascal Horecka, Steven Quion-Quion Cédrick Césarin au chant,

Avec Eddie Benoit au Clavier, Hans-Edouard Edmond à la Basse,Maxime Payan à la Basse, Jonathan Vaubien à la Batterie, plus la section cuivre,

Ce 1er Octobre 2016 ils ont célébré la sortie de leur EP intitulé C’est A Venir, qui suggère d’être témoin d’un avenir béni et glorieux.

A l’occasion nous avons eu l’occasion d’en découvrir plus sur le groupe : les secrets derrière leur compositions, l’Histoire du Gospel, leurs inspirations et leurs aspirations…

INTERVIEW

1) Vous proposez quelque chose de très moderne, neuf et non pas réchauffé, aussi chaleureux qu’un show à l’américaine, mais à la française. Parlez-nous de votre processus créatif. Comment un groupe de Gospel ancien depuis 20 ans parvient-il à tant se moderniser (Happy Day en est un bon exemple) ?

Notre processus créatif est différent en fonction des styles et des chansons. C’est rare que ce soit le même processus à chaque fois.

En général quelqu’un du groupe reçoit l’inspiration d’une mélodie, puis les paroles. Ensuite le groupe retravaille et réarrange le tout.

Par exemple pour C’est A Venir, c’est Hans Edouard Edmond, bassiste du groupe, qui avait tout pensé. La maquette avait été envoyée aux musiciens, mais il manquait encore le groove qui a mis du temps à se mettre en place.

Chacun est venu avec ses idées pour le groove pendant les répétitions. Pascal s’est occupé de l’arrangement vocal.

Pour Gospel Child, le process fut le plus long : c’est carrément une chanteuse qui faisait partie du groupe qui tenait l’idée de composition.

Elle est donc arrivée avec une composition vocale, très limpide pour elle, mais la difficulté était de communiquer clairement son idée aux autres membres du groupe. Tout était cohérent pour elle, mais les autres ne comprenaient pas les tempos, et les longs silences d’intervalles entre chaque phrasé…

Le groupe a donc longtemps travaillé sur l’arrangemnt et le tempo.

Enfin, Ton Papa, est une chanson où l’essentiel de la création s’est fait en une soirée : c’était une révélation pour Pascal. Ce soir là, l’inspiration venait d’une prédication sur l’Amour de Dieu et sur la fausse vision que l’on a de Dieu.

Pour continuer sur le processus créatif, les chansons comme Encore Une Journée, sont le fruit d’inspirations et d’influences de groupes anglophone, comme Dirty Loops (des suédois). Il s’agit d’un groupe à reprise avec une incroyable capacité de réarrangement et un groove exceptionnel.

Pour écrire Encore Une Journée, cela a pris beaucoup de temps pour trouver le truc, et y mettre le groove qu’il faut.

Pour répondre à la question de notre modernité : on s’inspire principalement du modèle Gospel Américain, ou Gospel Urbain (Nu Gospel).

De plus,l’arrangement est soumis à tout le collectif, qui est composé de membres jeunes ; la plus jeune a 20 ans.

La création des compositions étant collaborative, cela nous permet de prendre en compte les idées de tous, ne pas tomber dans des dérives trop désuettes, et garder une modernité, en plus de préserver  nos racines, l’Histoire du Gospel.

2) Gospel Chorus, puis Seventh Day Gospel Choir, les premiers noms de votre chorale parlent d’eux-mêmes, synonymes de bénédiction chaque Dimanche. Puis de Sweet Preachers à Sweet Witness, les noms sont plus originaux. A quoi vous fait penser le mot « Sweet» et pourquoi  être passé de Preachers à Witness ?

Sweet, c’est Doux, comme un bonbon.

C’est quelque chose d’agréable, agréable à Dieu, au public, et à l’art de la musique.

Le changement de nom s’est fait car le groupe est devenu plus professionnel…

Et puis, de Preachers à Witness, il y a changement de position, on se met plus à la place du public.

On marque ainsi notre respect du parcours de chacun et de ses positions dans leurs croyance.

On ne cherche pas à moraliser le public non plus, mais plus à l’inviter à témoigner avec nous une douce et agréable sensation de guérison.

3) Après 20 ans de chorale, et toujours autant de fraîcheur et de modernisme, quelle est la vision pour le moyen terme et pour le long terme ?

Pour 2017, la vision est de pouvoir continuer l’aventure, pouvoir passer plus de temps sur la création, en studio, en répétions, avec un mode de fonctionnement soutenu par un manager.

On aimerait faire par exemple 4 grands concerts par an, avec toute la chorale, et d’autres événements (mariage,…).

Le rêve serait aussi d’aider les gens du groupe à developper leur carrière individuelle, non seulement d’un point de vue musical, mais aussi de coaching et d’enseignement.

4) Cette année est une bonne année pour le Gospel. Dans le monde mainstream et hip hop, des artistes comme Chance The Rapper sortent des projets incorporant du Gospel avec pour message Happiness; véhiculer un sentiment de Bonheur, de Légerté, et surtout de Bénédictions (Blessings). Sentiment reconnu même par des non-croyants, et c’était aussi ça la beauté de son travail. Vous votre message c’est l’Espoir. Que pouvez-vous nous dire de plus sur le message derrière C’est A Venir, et le choix des chansons présentes dans l’EP ?

Il y a deux  lectures : tout d’abord, comprendre que l’avenir est bien meilleur que ce que l’on en sait, car on croit en un avenir meilleur en Jésus. 

Ensuite, le message (même valable pour les non-croyants) est aussi de faire comprendre qu’on n’est pas obligé de croire au fatalisme ambiant dans notre quotidien.

5) Votre point fort, c’est votre capacité à sublimer la voix, les harmonies, l’émotion des chœurs. Un travail de longue haleine.

Pascal, chef de chorale, est passionné d’harmonies, entre autres parce qu’il est professeur d’harmonies.

Les harmonies sont liées à la pureté des voix et pénètrent plus facilement corps et âmes. Elles suggèrent et suscitent plus la guérison.

6) Orchestrer 10 personnes, 10 voix différentes, 10 émotions individuelles, et les faire vibrer à l’unisson, soutenus par 7 musiciens, c’est un défi. Comment êtes-vous parvenu à relever ce défi ? Quels étaient les plus grands challenges ?

Le plus grand challenge fut de trouver du temps pour travailler tous ensemble.

Aussi, quand on fait une reprise, l’exigence est de coller le plus possible à l’original, ce qui implique des dizaines et des dizaines d’écoutes et des heures d’exercice, de sorte à ce que le réarrangement se fasse plus aisément.

7) Vous proposez divers stages et cours de chant. Pendant vos cours, vous initiez aussi à l’histoire du Gospel, grande Histoire. Que peut-on apprendre du Gospel pendant vos cours ?

Hans Edouard est notre professeur d’Histoire du Gospel.

Pour l’ambiance, on essaie d’être immergé toute la journée, lors des cours où l’on est tous ensemble.

Pendant les cours particulier, on apprend le placement de la voix, et certaines techniques telles que la position de la angue, ou la position du palais mou, ou bien le résonateur, ou encore les effets Gospels (le growl, le twang;…).

Autant de techniques différentes du classique.

8) Moment culture : Gospel et Negro Spiritual. Souvent il arrive que l’on confonde les deux. D’après vous, qu’est-ce que le Negro Spiritual et quelle différence avec le Gospel ?

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Le Negro Spititual s’identifie à un peuple, le peuple d’Egypte.

Ils ne sont pas nécessairement croyants, beaucoup ne savent pas lire et les chants ne portent pas sur forcément sur Jésus, bien qe ce soit des histoires biblibles

Le Gospel est le prolongement du Negro Spirituals, dans les églises noires américaines, donc croyantes.

9) Enfin, à quoi faut-il s’attendre pour un concert de SWEET WITNESS ?

A VIVRE un moment de partage, et  pour tous les goûts !

 

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