Gregory Porter Dans Les Yeux d’Une Lyonnaise

Gregory Porter Dans Les Yeux d’Une Lyonnaise

Si vous êtes lyonnais et fans de Jazz, il y a de fortes chances que vous faisiez partie du public venu lundi 1er Novembre à l’Auditorium de Lyon, pour résonner avec celui que l’on surnomme La Nouvelle Voix du Jazz : Gregory Porter.

Pour ma part, j’y étais pour le découvrir et j’en suis repartie absolument conquise. Pendant presque deux heures, l’artiste et ses musiciens nous ont offert un show haut en sons et en couleurs, au plus grand bonheur des heureux venus.

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Crédit photographie : Collectif les Flous Furieux – @laurie.floue.furieuse & Grégory Rubinstein

C’est donc avec anticipation que je prends place dans mon siège un lundi soir, dans un Auditorium presque complet, composé d’un public de tous âges. Parents, enfants et grands-parents y sont, et visiblement partagent mon enthousiasme. Je le sens, je vais passer une super soirée.

Qui est donc ce Gregory Porter ?

Bien évidemment, Gregory Porter c’est d’abord un CV impressionnant. Avec ses trois albums primés aux Grammy Award comme meilleur album jazz vocal, Water (2011), Liquid Spirit (2011) et Take Me To The Alley (2017), il n’est plus un artiste à présenter. Voix singulière accompagnée de musiciens remarquables, ses musiques dégagent une pureté qu’il invite son public à partager.

Invitation que j’accepte volontiers, dès les premières notes d’instruments de musique qui démarrent cette soirée.

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Crédit photographie : Collectif les Flous Furieux – @laurie.floue.furieuse & Grégory Rubinstein

Sur un set aux reflets rougeâtres, le chanteur vêtu d’une veste-costume violette et de sa casquette noire signature, lance la soirée tout en douceur sous les acclamations du public qui visiblement n’attendait que ça. Et on comprend vite pourquoi.

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Crédit photographie : Collectif les Flous Furieux – @laurie.floue.furieuse & Grégory Rubinstein

Une symbiose exceptionnelle entre Gregory Porter et ses musiciens

Telle du velours, sa voix de ténor prend place dans nos coeurs et n’hésite pas à s’élever quand il faut, en symbiose rythmique avec ses musiciens. Car il faut bien le dire, Gregory Porter ce n’est pas juste un seul homme. C’est aussi cinq musiciens qui font l’artiste.

Deux pianistes, un guitariste de basse, un batteur et un trompettiste. Ensemble, ils constituent une formation complète et nécessaire au show qui se déroule devant mes yeux.

C’est ce qui se passe au bout de trente minutes, lorsque les reflets rougeâtres laissent place à des couleurs blanches et le chanteur n’hésite pas à se mettre de côté pour laisser briller son trompettiste sur “Revival”. Une danse qui se répétera à plusieurs reprises tout au long de ce concert, et qui témoigne à mon humble avis, de la qualité de l’artiste.

Le public se réjouit également, comme avec une compréhension implicite de l’importance de cette relation symbiotique entre musiciens et chanteurs. Chacun d’entre eux ont leur moment de gloire tout au long de cette soirée, au plus grand plaisir d’amateurs de Jazz, qui, je pense, avaient aussi répondu présents au rendez-vous pour assister à ça.

Pour ma part, je ne suis qu’une spectatrice complètement envoutée, heureuse de suivre le reste du public sur des tappées de mains rythmiques, à la demande du chanteur. C’est donc sur des : « Come on, clap your hands », et des falsettos qui me font presque jaillir de mon siège que la première heure du concert de Gregory Porter à l’ Auditorium de Lyon se termine, avant de redescendre tout doucement de
ce haut nuage d’émotions, au rythme de son guitariste de basse.

Je n’ai pas l’impression d’avoir passer une heure dans ce siège, et pourtant. A peine finie, une autre heure qui commence sur des reflets ambre, cette fois-ci.

Il est à noter que bien que ma culture Jazz soit presque inexistante, c’est avec plaisir que j’ai pu reconnaître des classiques interprétés par l’artiste et ses musiciens. Notamment une reprise de My Girl par les Jackson Five et Papa Was a Rolling Stone par The Tempations, remixée avec Everything you touch is Gold ; Change’s Gonna come d’Otis Redding et What’s going on de Marvin Gaye,
remixé avec Musical Genocide de son album Liquid Spirit.

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Crédit photographie : Collectif les Flous Furieux – @laurie.floue.furieuse & Grégory Rubinstein

L’échange de messages forts

Des musiques avec des messages forts, portés par la voix sublime de Gregory, qui finalement nous livre le sien après avoir introduit ses musiciens :


What the world need now is love. Music is an exchange of love, that’s what’s happening. I hope you leave feeling lifted.

Gregory Porter, à l’Auditorium de Lyon.

Et ce sentiment de légèreté, je l’ai effectivement ressenti tout au long de ce concert. Mais aussi, une impression d’avoir vécu quelque chose d’unique au moment où le public reprend « There Will Be No Love Dying Here » aux côtés de Gregory.

C’est donc sur ce commandement d’amour et de joie que l’artiste effectue sa sortie de scène, en emportant avec lui une standing ovation bien méritée du public, qui perdure jusqu’au show down final de ses musiciens qui finissent tout en beauté.

Pour résumer, il va sans dire que cette soirée fut un succès. Le temps de presque deux heures, j’ai eu à découvrir un artiste et ses musiciens qui ont su transmettre à leur public des messages forts avec une énergie pure, mêlant Jazz et Blues.

Le nouvel album de Gregory Porter, Still I Rise est actuellement disponible sur toutes les plates formes d’écoute.

Mélida Komla

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