Cesária Évora Orchestra fait danser les lyonnais aux rythmes du Cap Vert
L’héritage de la diva Cesária Évora fait revivre les traditions du Cabo Verde.
Quinze ans après la disparition de la diva aux pieds nus, le Cesária Évora Orchestra réunit la crème de la scène capverdienne pour faire vivre un répertoire intemporel.
Le succès arrive tardivement dans la vie de Cesária Évora – elle a 50 ans quand le public français est le premier à lui tendre les bras au début des années 90 – mais il est éclatant. L’Europe et l’Amérique succombent à la morna, genre mélancolique et chaloupé typiquement capverdien dont elle devient la reine incontestée. À sa mort en 2011, Cesária Évora laisse un merveilleux héritage que ses musiciens présent au sein de la troupe transmettent depuis avec ferveur. La formation actuelle du Cesária Évora Orchestra accueille Mayra Andrade, Elida Almeida, Ceuzany, Lucibela et Teófilo Chantre, meilleurs ambassadeurs des musiques capverdiennes d’aujourd’hui.

Crédit Photo : Noély Bastos et Laëtitia Grezat
Que ce soit des fans du premier jour ou d’une nouvelle génération qui s’intéresse à cet univers, tous ont trouvé leur place et se sont sentis conquis par une ambiance aussi bien festive que nostalgique. La présence des petits pas de danse improvisés a littéralement été acclamée par le public, avant que ces derniers se laissent joliment emporter par des moments de pures émotions où de petites larmes sont tombées pour faire trembler nos cœurs.
Pour rappel, les musiques capverdiennes détiennent leurs racines d’un mélange de culture européenne et africaine. C’est donc tout naturellement, que le créole cap-verdien arrive à unir aussi bien ses habitants que le public présent cette nuit-là à Fourvière. Le temps d’une soirée, une symbiose parfaite a existé entre le public et les artistes ! Une impression que la musique capverdienne ne raconte pas seulement la vie, mais elle est la vie.
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